Alaoui, le Père Spirituel

M’barek ALAOUI, l’esprit de l’Aïkido au Maroc

Qui, dans le monde du sport et plus précisément dans la grande famille des arts martiaux, ne connaît pas M’barek Alaoui, l’un des plus anciens pratiquants d’arts martiaux au Maroc ? (plus de 56 ans de pratique !)

Très connu et respecte au niveau du continent et du monde arabe, mais aussi par les grands maîtres japonais, il a commencé à pratiquer aux cotés des français de l’époque coloniale, à Casablanca.

Après des débuts difficiles à l’école, M’barek Alaoui a préféré s’adonner au sport, tout en apprenant un métier auprès des français, la menuiserie, et plus précisément la fabrication de talons de chaussures, et ce depuis l’âge de 8 ou 9 ans. Ce qui va le pousser plus tard à monter son propre atelier, qu’il dirige encore aujourd’hui.

Du sport, il en a pratiqué, et pas seulement l’aïkido, mais aussi le Judo, le Kendo, la Boxe, la Course à vélo et la Natation. Et il possède quelques secrets du Karaté, du Taekwondo, du Wushu et d’autres arts martiaux pratiqués dans notre pays.

Il a visité le japon maintes fois, et a dirigé des stages internationaux dans plusieurs pays de plusieurs continents.

Ainsi donc, avec le temps, et malgré « de grosses difficultés avec l’école », M’barek Alaoui est devenu le « grand maître » en aïkido, titre gagné à force de persévérance et de pratique, et donné par les maîtres d’aïkido de par le monde.

Il n’a cependant jamais regretté d’avoir choisi le sport plutôt que les études, il pensait plutôt que tel était son destin : faire parvenir un message a plusieurs générations de ses concitoyens.

M’barek Alaoui a été parmi les fondateurs de la fédération de judo, qui a fait office de « grande maison » pour les arts martiaux, avant que chacune ne possède sa propre fédération ; et bien entendu, il a été derrière la création du comité d’aïkido au sein de la fédération de judo, ainsi la toute jeune fédération d’aïkido.

Certains de ses élèves ont préféré voler de leurs propres ailes, et pratiquer un aïkido diffèrent mais lié historiquement à l’aïkido d’Ô Sensei Ueshiba.

Ainsi, Abderrahim El Maazouzi a créé une école d’AikijutsuAbderrahman Bahadou une école d’Aikibukikai, puis Said Benmbouh qui a préféré revenir à la source de l’aïkido qu’est le Daito Ryu, ainsi que Mohamed Khaoudi qui a trouvé son bonheur dans la pratique du Yoshikan Aikido, Abdelghani Ghiatt a lui crée au Maroc la commission Kobayashi Ryu, et encore bien d’autres maîtres.