Historique d’Aïkido

AIKIDO

« Cet Art Martial qui prône la Paix »

L’Aïkido est un art martial non violent. Il permet de se défendre sans détruire. Ses techniques visent non pas à vaincre l’adversaire, mais à réduire sa tentative d’agression à néant. De fait, dans l’esprit de l’aïkido, il n’y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence.

Cet art martial a pour but d’immobiliser l’adversaire en utilisant sa propre force. A travers ses différentes vertus, telles que la sincérité, le courage ou encore le contrôle de soi, l’aïkido vise à inculquer au pratiquant en plus des techniques, un état d’esprit sain.

Le terme Aïkido est composé de trois Kanjis signifiant :

  •   ai : concorder ; harmonie
  •   ki : énergie
  •   dō : la voie.

Aïkido peut donc se traduire par « la voie de la concordance des énergies ».

Les mouvements d’aïkido partent de l’attaque d’un des deux partenaires (UKE), ou suscitée par le pratiquant qui va appliquer la technique (TORI). Cette attaque peut consister en un coup, une saisie ou une combinaison des deux. Il y a ensuite quatre parties qui se retrouvent toujours à la genèse d’une technique d’aïkido même si des variations peuvent être observées d’un style à l’autre :

  • L’absorption : au moment où l’énergie de l’attaque du Uke se libère (l’attaque part), le Tori bouge pour modifier la cible ou la trajectoire de l’attaque. C’est dans cette phase que le Tori s’approprie l’attaque du Uke au lieu de la subir.
  • L’entrée : le Tori s’esquive par un pivot, avançant sur son côté, etc. Les possibilités sont nombreuses. Il peut également attaquer pour obliger l’Uke à une réaction de défense et exploiter cette dernière par la suite.
  • Le déséquilibre : par ses déplacements et mouvements le Tori dirige, entretient et amplifie le déséquilibre en utilisant l’énergie cinétique et la force de celui-ci.
  • L’immobilisation ou la projection : le Tori projette ou immobilise le Uke. L’immobilisation s’obtient à l’aide d’une clef (au bras, au poignet…). La projection s’obtient à l’aide de différents contrôles au niveau du corps du Uke (tête, coude, poignet…) privant ou dissuadant ce dernier de toute autre issue que la chute au sol.

La plupart des techniques peuvent être réalisées selon deux variantes. Le terme Omote (positif) désigne les techniques exécutées en entrant face à l’adversaire et Ura(négatif) celles exécutées en entrant derrière l’adversaire. Elles correspondent à des possibilités différentes selon l’attaque du partenaire et également à un état d’esprit particulier.

C’est le mouvement des hanches (Koshi) du Tori qui constitue le principal moteur des techniques, que ce soit pour s’approcher (Irimi« entrer ») ou pour tourner (Tenkan). En effet, c’est au niveau des hanches que se situe le centre de gravité d’une personne se trouvant dans une position stable. Le reste du corps (torse, bras) ne sert qu’à relier les hanches du uke à celles du Tori pour leur transmettre le mouvement et provoquer la chute.

Les Japonais s’asseyaient à même le sol. Ils ont donc développé des techniques pour pouvoir faire face à une attaque alors qu’ils étaient assis. Les mouvements peuvent se faire lorsque les deux partenaires sont debout (Tachi waza, 立技), lorsque les deux partenaires sont assis (Suwari waza, 座技), ou bien lorsque le Uke (l’attaquant) est debout et le Tori (le défenseur) est assis (Hanmihandachi waza, 半身半立技).

En plus des techniques à main nues, l’aïkido comporte l’étude du maniement d’armes en bois : le sabre ou Bokken, le bâton ou jō, le couteau ou Tantō, et de façon plus anecdotique le Juken (baïonnette), arme dans laquelle excellait le fondateur et qui lui avait valu d’en être formateur à l’armée.